Pour prouver qu’un retard de précommande est déraisonnable dans un litige, montrez quelle date ou quelle période le vendeur avait обещée, ce qui s’est réellement passé, et si le vendeur a modifié cette date avant ou après son expiration. La preuve la plus solide est une trace écrite claire : l’annonce d’origine ou la confirmation de commande, tous les changements de date, et tout suivi ou historique de messages montrant que l’article n’avait toujours pas été expédié.
Commencez par la date la plus importante : la date d’expédition promise à l’origine, la date de livraison, ou la date de sortie en précommande affichée au moment de l’achat. Enregistrez une capture d’écran ou un PDF montrant la page produit, le prix, la mention de précommande et la date ou la période estimée. Si le vendeur a ensuite modifié l’annonce, cela n’efface pas la promesse initiale, donc conservez aussi la version précédente.
Ensuite, rassemblez le récapitulatif de commande et tous les messages du vendeur :
- Confirmation de commande avec la date d’achat et le numéro de commande
- Messages où le vendeur a donné une nouvelle date, expliqué le retard ou présenté des excuses
- Tout message montrant que le vendeur a aussi manqué sa propre nouvelle date
C’est important, car un litige est généralement plus solide lorsque le vendeur a promis une date, puis l’a de nouveau manquée, ou a sans cesse repoussé la date sans preuve claire que la nouvelle date avait été acceptée avant l’expiration de la première. Si le vendeur vous a informé d’une nouvelle date avant l’échéance initiale et que vous l’avez acceptée, le litige peut alors dépendre de cette nouvelle promesse.
Le suivi est utile, mais seulement s’il appuie le retard. Enregistrez la page de suivi ou le statut d’expédition s’il montre :
- aucune expédition du tout
- une étiquette créée, mais aucun colis remis au transporteur
- un statut répété de type « en cours de traitement » ou similaire, sans évolution
Un numéro de suivi seul ne suffit pas. Ce qu’il faut, c’est l’écart entre la date promise et le statut réel d’expédition ou de livraison.
Si vous contestez avec le vendeur ou la marketplace, incluez :
- la promesse initiale
- les dates révisées ultérieures, s’il y en a
- le statut actuel de la commande
- le numéro de commande
- de courts messages datés demandant l’expédition ou l’annulation
Posez au vendeur ou à la marketplace une question directe : « Quelle était la date d’expédition ou de livraison convenue, et pourquoi n’a-t-elle pas été respectée ? » Cela les oblige à répondre au délai au lieu de donner une excuse générale.
Si vous portez l’affaire à votre banque ou à l’émetteur de votre carte, la question clé est généralement de savoir si vous avez payé pour des biens qui n’ont pas été livrés comme promis. Utilisez le même ensemble de preuves et indiquez la date exacte à laquelle la précommande aurait dû être honorée. La catégorie de litige et les délais de la banque dépendent de votre moyen de paiement et de votre prestataire, donc vérifiez le libellé sur votre relevé de carte ou votre formulaire de contestation et joignez la preuve de commande.
L’information la plus importante qui manque est la date exacte ou la période promise par le vendeur. Sans cela, il est difficile de montrer que le retard est déraisonnable plutôt que simplement « plus tard que prévu ».
Conseil pratique : conservez des captures d’écran qui affichent la date et l’heure directement dans l’image, et pas seulement la page produit, car les vendeurs modifient parfois les annonces de précommande après l’achat.